LA FORME

Solo exhibition at / exposition personnelle à la  SC Gallery

Bilbao, Spain / Espagne

Courants, 2018, 130 x 162 cm, oil and paper on canvas

Courants, 2018, 130 x 162 cm, huile et papier sur toile 

Quattroroute, 2018, 97 x 135 cm, oil on canvas

Quattroroute, 2018, 97 x 135 cm, huile sur toile

Sacré Numéro, 2018, 109 x 145 cm, oil on canvas

Sacré Numéro, 2018, 109 x 145 cm, huile sur toile

519, 2018, 102 x 52 cm, oil and acrylic on peugeot 504 door

519, 2018, 102 x 52 cm, huile et acrylique sur porte de peugeot 504

Decor, 2018, 80 x 40 cm, acrylic on airbag

Decor, 2018, 80 x 40 cm, acrylique sur airbag

The iconography of everyday objects is a focus of Zoer’s paintings. Ubiquitous in pictorial tradition, manufactured goods have been interpreted in different ways throughout art history in the 20th century. Zoer selects abandoned objects that invade public space and reinterprets them through his unique painting. Hence, he presents piled and debilitated objects, representing a transition space between still life and landscape, images that reflect the weakness of a society with disproportionate needs.

“La Forme” is a project in which Zoer represents fabrics and clothes discolored and washed over time, and contrapose them with man-made and industrial elements. Hence, car bodies and pottery enter into resonance and claim the contextual nature of everyday objects. By exploring the details of these altered elements, the artist plays with time and space, and defines a language in which the chaos of the pictured scenes is paradoxically balanced by the accurate depiction of the objects.

 

Questioning the form is at the heart of Zoer’s pictorial issues. Trained as a product designer, in this project he rediscovers how the form is a notion that defines what humankind devised, modelled and transformed. Thus, the form is the first sensorial vector. In these works, the forms are defined by the spontaneity of treatment and a tendency towards abstraction. Zoer gives these forms new destiny to approach “real” under a different lens: the possibility of a new abstraction.

Zoer (Fréderic Battle) graduated from Strate School of Design (Paris) in 2008. Since then he has been invited to create murals in several cities around the world, including Bilbao, Seattle, Mexico City, Hong Kong and Moscow, to name a few. Among other places, his artwork has been exhibited at Kaikai Kiki Gallery (Tokyo), Vancouver Art Gallery and the Museum of Contemporary Art in Lyon. His painting is collected by renowned contemporary artist Takashi Murakami.

Text by SC Gallery

L’objet est au centre de ses recherches. Omniprésents dans la tradition picturale, les biens manufacturés ont été représentés, détournés et mis en scène tout au long du XXè siècle. Zoer les préfère lorsqu’ils sont délaissés par l’homme et envahissent l’espace public. En donnant de l’attention à l’abandon, par la description d’objets accidentés, entassés, fragilisés, il dépeint un espace de transition à mi-chemin entre la nature-morte et le paysage qui reflète la lassitude d’une humanité aux besoins démesurées.

Dans ses travaux les plus récents, Zoer représente des textiles relâchés, lavés par le temps, et les met en tension avec des éléments disciplinés par l’Homme et l’industrie. Carrosseries, faïences ou objets gonflés entrent en résonnance et sous-tendent la nature contextuelle des objets usuels. En explorant chaque détail de ces éléments altérés, l’artiste joue avec le temps et l’espace. Son vocabulaire cultive le paradoxe, c’est par la précision qu’il justifie le chaos.

La question de la forme est au centre de ses problématiques picturales. Designer de formation, cette notion définit pour lui ce qui a été décidé, modelé puis transformé par l’homme. Elle est le premier vecteur sensoriel. Dans ses œuvres, cette forme est façonnée par la spontanéité du traitement et donne les premières notes d’un récit, d’abord figuratif, tendant vers l’abstraction au fil de la narration. Les choses sont représentées pour ce qu’elles sont, la grille de lecture de l’œuvre est libre. Zoer donne un nouveau destin à ces formes pour aborder le réel sous un nouveau prisme : la possibilité d’abstraction.

Zoer, Frédéric Battle, est diplômé de Strate en 2008. Il a notamment été invité à Bilbao, Seattle, Mexico, Hong-Kong, Moscou, pour réaliser des fresques monumentales. Son travail a été exposé à la Kaikai Kiki Gallery à Tokyo, à la Vancouver Art Gallery de Vancouver et au Musée d’Art Contemporain de Lyon. Il est collectionné par l’artiste Takashi Murakami.

Texte de la SC Gallery